Ajouté à un groupe par quelqu'un que vous ne connaissez pas ? Ne cliquez sur aucun lien, quittez le groupe, signalez-le, puis changez le réglage qui a permis cet ajout. Avant cela, voici ce que ses membres ont déjà pu voir de vous. Les fonctions décrites ici ont été vérifiées dans les centres d'aide officiels de WhatsApp et de Telegram le 18 octobre 2026 ; ces applications changent souvent : si un intitulé diffère chez vous, cherchez « confidentialité » dans leurs paramètres.
Sur WhatsApp, chaque membre d'un groupe voit votre numéro de téléphone, même s'il ne l'a jamais enregistré : le centre d'aide de WhatsApp indique qu'il est impossible, à ce jour, de masquer le numéro des membres d'un groupe. Votre nom de profil apparaît aussi. Par défaut, votre photo de profil est visible de tous les utilisateurs de WhatsApp, alors que vos infos et vos statuts ne le sont que de vos contacts.
Quitter le groupe ne fait pas tout disparaître : votre nom de profil et votre numéro restent visibles des membres dans la liste des anciens membres pendant 60 jours après votre départ. Un numéro exposé dans un groupe le reste donc un moment, même une fois sorti.
Sur Telegram, le réglage par défaut est différent : votre numéro n'est visible que des personnes que vous avez vous-même enregistrées dans vos contacts. Les autres membres d'un groupe voient votre nom, votre nom d'utilisateur si vous en avez un et, selon vos réglages, votre photo. Une limite toutefois : quelqu'un qui connaît déjà votre numéro et l'a enregistré le verra toujours.
Par défaut, n'importe qui connaissant votre numéro peut vous ajouter à un groupe WhatsApp : le réglage est sur « Tout le monde ». Pour le changer, ouvrez sur votre téléphone Paramètres, puis Confidentialité, puis Groupes (ce réglage ne se modifie pas depuis WhatsApp Web ni depuis l'application pour ordinateur), et choisissez « Mes contacts » (seuls les contacts de votre carnet d'adresses peuvent vous ajouter sans votre accord) ou « Mes contacts sauf… » (pour en exclure certains).
Avec ce réglage, une personne qui ne figure pas dans vos contacts et tente de vous ajouter ne peut que vous envoyer une invitation privée, dans une discussion individuelle, que vous avez trois jours pour accepter. Le réglage n'empêche pas de recevoir des liens d'invitation, mais rejoindre un groupe par un lien reste toujours votre choix. Il ne vous retire pas des groupes où vous êtes déjà, et ne s'applique pas au groupe d'annonces d'une communauté dont vous êtes membre. Il n'existe pas de blocage d'un groupe en tant que tel : on le quitte, on le signale, et l'on peut bloquer la personne qui vous y a ajouté.
Telegram propose un réglage équivalent dans ses paramètres de confidentialité : choisir qui peut vous inviter dans des groupes et des canaux, tout le monde ou seulement vos contacts, avec des exceptions possibles.
Sur Telegram, le nom d'utilisateur, de la forme @pseudo, est facultatif : il permet à quelqu'un de vous écrire sans connaître votre numéro. Dans les paramètres de confidentialité, vous pouvez aussi choisir qui voit votre numéro et qui peut vous retrouver à partir de lui. C'est la façon la plus simple de participer à des groupes sans distribuer votre numéro.
Ce qu'un nom d'utilisateur ne change pas : votre nom affiché, votre photo, ce que vous écrivez et les fichiers que vous envoyez restent visibles des membres. Un pseudo que vous utilisez déjà ailleurs (réseaux sociaux, jeux, forums) permet souvent de remonter jusqu'à vous : choisissez-en un qui ne sert qu'à ça.
Sur WhatsApp, à la date de vérification, le centre d'aide est sans ambiguïté : il est impossible de masquer son numéro, qui reste visible même de quelqu'un qui ne l'a pas enregistré. Si vous ne voulez pas le donner, n'entrez pas avec ce compte dans des groupes d'inconnus.
Quand une personne qui n'est pas dans vos contacts vous ajoute à un groupe, WhatsApp affiche une fiche d'information sur ce groupe (qui vous a ajouté, qui l'a créé, depuis quand), avec de quoi le quitter ou le signaler sans entrer dans la discussion. Servez-vous-en : un groupe d'inconnus qui vous a ajouté sans rien vous demander est rarement là pour vous rendre service.
La fausse offre d'emploi : un « recruteur » propose un travail à domicile facile et bien payé, sans jamais vous voir, puis réclame de l'argent ou vos données (RIB, numéro de sécurité sociale). Cybermalveillance.gouv.fr conseille de ne jamais verser d'argent à un employeur potentiel en échange d'un contrat ou d'une formation.
Le faux placement : un groupe partage des gains spectaculaires et pousse à investir vite. L'Autorité des marchés financiers cite parmi les signaux d'alerte des rendements très élevés présentés comme sans risque, un interlocuteur que vous ne connaissez pas et la pression pour décider rapidement ; elle publie des listes noires de sites et de sociétés non autorisés.
Le faux message officiel : une banque, une boutique en ligne ou une administration qui vous demande de « vérifier » vos informations en suivant un lien. C'est la définition même de l'hameçonnage.
Le point commun : à un moment, il faut payer, installer quelque chose, cliquer sur un lien ou donner un code. Quittez le groupe, signalez-le, et si vous avez déjà donné de l'argent ou des informations, le diagnostic en ligne de 17cyber.gouv.fr vous indique quoi faire.
Sur Telegram, les discussions ordinaires, privées comme de groupe, sont des « discussions cloud » : elles sont chiffrées entre votre appareil et les serveurs de Telegram, qui les conservent pour que vous les retrouviez sur tous vos appareils. Ce chiffrement s'arrête aux serveurs de Telegram : on ne peut donc pas parler de bout en bout.
Le chiffrement de bout en bout n'existe que dans les « chats secrets » : ils se lancent volontairement depuis le profil d'une personne, ne réunissent que deux personnes et restent liés à l'appareil sur lequel ils ont été ouverts. Aucune discussion de groupe Telegram n'est chiffrée de bout en bout. WhatsApp indique pour sa part que les messages et appels personnels sont chiffrés de bout en bout, automatiquement.
Dans un groupe Telegram, un bot ne reçoit par défaut que les messages qui le concernent (commandes qui lui sont adressées, réponses à ses messages), sauf s'il est admin du groupe ou que ce « mode confidentialité » a été désactivé. Retenez surtout que, chiffré ou non, un message posté dans un groupe est lu par tous ses membres, et qu'aucun chiffrement ne protège d'une capture d'écran.
Les messageries sont pensées pour le cercle de ses proches : elles reposent sur un numéro de téléphone ou un compte, et c'est ce qui les rend pratiques au quotidien. Pour échanger avec des inconnus, le principe inverse protège mieux : un pseudo choisi pour l'occasion, aucun numéro, aucun compte obligatoire.
C'est le fonctionnement de Libekoo : le chat texte et les salons s'utilisent avec un simple pseudo, sans numéro ni adresse e-mail, et votre interlocuteur ne reçoit ni votre numéro ni votre adresse IP. Si un échange se passe bien et que l'on vous propose de continuer ailleurs, rien ne presse : un inconnu qui insiste pour obtenir votre numéro dès les premières minutes envoie le premier signal d'alerte, sur Libekoo comme partout.
Voir aussi : Tous les guides · Chat anonyme : le guide sécurité · Harcèlement sur un chat : que faire · Chat texte 1-à-1 · Salons de discussion
Ne répondez pas et ne cliquez sur aucun lien. Sur WhatsApp, utilisez l'écran d'information qui s'affiche pour quitter le groupe, puis signalez-le et bloquez la personne qui vous a ajouté. Passez ensuite le réglage des groupes sur « Mes contacts » pour que cela ne se reproduise pas sans votre accord.
Sur WhatsApp, seuls les admins sont prévenus, par un message qu'on ne peut pas désactiver ; mais votre nom de profil et votre numéro restent visibles des membres dans la liste des anciens membres pendant 60 jours. Sur Telegram, la FAQ officielle ne détaille pas ce point : partez du principe que votre départ peut se voir.
Sur WhatsApp, ouvrez les informations du groupe et choisissez de le signaler, ce qui peut se faire en même temps que vous le quittez : jusqu'à cinq des derniers messages que vous y avez reçus sont transmis à WhatsApp, et personne dans le groupe n'en est averti. Sur Telegram, chaque application dispose d'un bouton « Signaler » pour les contenus illicites, et l'adresse abuse@telegram.org reçoit les demandes de retrait. Pour un contenu illégal visible publiquement, PHAROS (internet-signalement.gouv.fr) reçoit aussi les signalements.
Non. Les groupes Telegram sont des discussions cloud, chiffrées entre les appareils et les serveurs de Telegram. Le chiffrement de bout en bout est réservé aux chats secrets, qui ne réunissent que deux personnes et doivent être lancés volontairement.
Oui. Sur Telegram, un nom d'utilisateur et le réglage de visibilité du numéro permettent d'échanger sans le montrer. Sur WhatsApp, ce n'est pas possible aujourd'hui. Un chat qui fonctionne avec un pseudo, comme Libekoo, ne demande ni numéro ni adresse e-mail.
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