Les numéros, services et articles de loi cités sur cette page ont été vérifiés sur les sites officiels le 18 octobre 2026. Cette page vous aide à vous orienter : elle ne remplace ni un avocat ni les services d'aide aux victimes.
Ne pas répondre à chaud. Une réponse vive relance presque toujours l'échange, et vos propres messages pourraient être retournés contre vous.
Garder les preuves avant tout le reste. Sur un chat aléatoire, une conversation disparaît dès qu'on passe à la suivante : faites une capture d'écran avant de cliquer sur quoi que ce soit, en vérifiant qu'on y voit le pseudo, le message, la date et l'heure.
Bloquer et signaler. Dans le chat texte de Libekoo, « Bloquer » met fin à la conversation et empêche le système de vous remettre en relation avec cet interlocuteur pendant 24 heures. « Signaler », disponible en texte, en vidéo et dans les salons, porte l'échange à la connaissance de la modération avec des éléments techniques ; en tête-à-tête, il met aussi fin à la conversation et vous sépare de cette personne pendant 24 heures. Mieux vaut signaler vite : la session d'un visiteur sans compte est effacée au bout de 24 heures et les messages d'une conversation au plus tard après 90 jours (30 jours pour l'archive de modération), alors que les éléments techniques joints à un signalement sont conservés tant qu'il n'est pas clos, et au moins 90 jours.
Sur Libekoo, un filtre automatique bloque une partie des insultes avant leur affichage ; les autres peuvent être signalées, et « Bloquer » règle souvent la question en une seconde.
En droit, l'injure est une infraction. Adressée en privé, dans une conversation à deux, c'est une contravention : 38 euros d'amende, et 1 500 euros quand elle est discriminatoire (raciste, sexiste, homophobe ou visant un handicap, par exemple). Publique, par exemple dans un espace ouvert à tous, elle est punie de 12 000 euros d'amende, et d'un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende quand elle est discriminatoire.
Attention au délai : la plainte pour injure doit être déposée dans les 3 mois, ou dans l'année pour une injure raciste ou discriminatoire (fiche « Injure » de service-public.gouv.fr). Pour une injure reçue en tête-à-tête, c'est la plainte, auprès de la police, de la gendarmerie ou du procureur, qui permet d'agir.
Si vous pensez être en danger maintenant, ou qu'une autre personne l'est : appelez le 17 (police-secours) ou le 112, le numéro d'urgence européen. Si vous ne pouvez pas parler ou entendre, envoyez un SMS au 114.
Hors urgence, une menace écrite de commettre un crime ou un délit contre une personne, par exemple des violences, est elle-même un délit, puni de six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende, et de trois ans et 45 000 euros quand il s'agit d'une menace de mort (article 222-17 du Code pénal). Une menace assortie d'une exigence, du type « fais ceci, sinon », est punie plus sévèrement encore (article 222-18). Gardez la capture, signalez, puis portez plainte.
Pour un premier avis, 17Cyber (17cyber.gouv.fr), le guichet en ligne de la police, de la gendarmerie et de Cybermalveillance.gouv.fr ouvert le 17 décembre 2024, pose quelques questions sur votre situation et vous oriente vers la bonne démarche.
Le harcèlement, c'est la répétition : la même personne qui revient sous un nouveau pseudo, vous suit d'un salon à l'autre ou multiplie les messages privés. Notez chaque épisode (date, heure, salon, pseudo) : un relevé daté rend la répétition visible.
Le Code pénal punit le harcèlement moral par des propos ou comportements répétés qui ont pour objet ou pour effet de dégrader les conditions de vie de la victime, au point d'altérer sa santé physique ou mentale (article 222-33-2-2, dans sa version en vigueur depuis le 23 mars 2024). La peine de base est d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende ; commis en ligne, il est puni de deux ans et 30 000 euros. L'infraction existe aussi quand plusieurs personnes s'en prennent à la même victime, de façon concertée ou en sachant qu'elles s'ajoutent les unes aux autres, même si chacune n'a agi qu'une fois. Vous avez 6 ans après le dernier fait pour porter plainte.
Sur Libekoo, signalez chaque pseudo concerné, même s'il s'agit selon vous de la même personne, et dites-le dans la description : les éléments techniques joints aux signalements permettent de les rapprocher.
Soyons clairs : aucun service de chat vidéo ne peut empêcher l'autre personne de filmer son écran ou de faire une capture. Libekoo n'enregistre pas les appels, mais l'appareil d'en face, lui, peut le faire. Le mode Révélation floute l'image au début de l'appel, mais ce flou est appliqué à l'affichage, dans le navigateur de la personne qui regarde et selon ses propres réglages : il ne protège pas de quelqu'un qui l'a désactivé. Considérez que tout ce qui passe devant votre caméra peut être conservé.
Enregistrer ou transmettre sans son accord l'image d'une personne qui se trouve dans un lieu privé, ou ses paroles prononcées à titre privé, est puni d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende (article 226-1 du Code pénal), et plus lourdement quand les images sont intimes.
Si quelqu'un affirme détenir des images de vous et réclame de l'argent ou d'autres images : ne payez pas, n'envoyez rien, cessez de répondre et gardez les preuves. Pour les messages qui prétendent avoir piraté votre webcam, Cybermalveillance.gouv.fr rappelle qu'aucune mise à exécution des menaces n'a été démontrée. Une personne majeure peut aussi porter plainte en ligne pour un chantage assorti d'une demande d'argent, via FranceConnect, avec le service THESEE accessible depuis service-public.gouv.fr. Si des images ont été mises en ligne, demandez-en le retrait au site qui les diffuse, puis le déréférencement aux moteurs de recherche ; sans réponse du site sous un mois, la CNIL peut être saisie.
Les scénarios se ressemblent : une histoire touchante qui tourne à l'urgence, un gain à débloquer contre des frais, un faux support technique, un lien vers un « test ». La règle tient en une ligne : un inconnu qui parle d'argent ou d'un code reçu par SMS met fin à la conversation.
Les liens envoyés par des inconnus servent à voler des identifiants, à installer un logiciel malveillant ou simplement à récupérer votre adresse IP. Aucun filtre ne les arrête tous : ne cliquez pas.
Si vous avez déjà payé, prévenez votre banque au plus vite, puis faites-vous conseiller : Info Escroqueries, la plateforme du ministère de l'Intérieur, répond au 0 805 805 817 (appel gratuit, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30).
Le service n'est ouvert qu'aux personnes majeures (18 ans et plus) ; l'âge se confirme avant la première conversation. Si votre interlocuteur dit ou laisse penser qu'il est mineur, arrêtez la conversation tout de suite, sans chercher à vérifier, puis signalez-le avec le motif « Utilisateur suspecté mineur ». La politique de confidentialité prévoit alors le blocage de l'accès et la suppression des données concernées.
Si un contenu illicite impliquant un mineur apparaît, ne le téléchargez pas et ne le partagez pas, même pour le dénoncer : signalez-le sur Libekoo, qui retire ce type de contenu, en conserve les preuves et le signale aux autorités. S'il est accessible publiquement sur un site, signalez-le aussi sur PHAROS (internet-signalement.gouv.fr), où le ministère de l'Intérieur reçoit les signalements de contenus illicites.
En matière pénale, la preuve est libre : le juge apprécie les éléments qu'on lui présente (article 427 du Code de procédure pénale). Une capture d'écran est donc recevable, mais sa valeur peut être discutée, car elle se modifie facilement. Rendez-la la plus solide possible : écran entier, date et heure visibles, pseudo, nom du site, et plusieurs captures plutôt qu'une seule.
Tenez un relevé daté de chaque épisode, avec un certificat médical si la situation affecte votre santé et l'identité des témoins. Pour les cas sérieux, un commissaire de justice peut dresser un constat, d'une tout autre force ; c'est un service payant.
Sur Libekoo, le signalement laisse aussi une trace : il conserve les éléments techniques de la conversation, une copie du message lorsqu'il s'agit d'un message de salon, et, pour un signalement en vidéo, une capture de chacune des deux caméras, supprimée au bout de 30 jours.
Danger immédiat, pour vous ou pour quelqu'un d'autre : le 17 (police-secours) ou le 112 ; un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler.
Menace, harcèlement, chantage ou piratage, hors urgence : 17cyber.gouv.fr, accessible à toute heure, pour un diagnostic et, dans les cas graves, un échange écrit avec un policier ou un gendarme.
Contenu illicite visible publiquement (menace, appel à la violence, haine, contenu impliquant un mineur) : PHAROS, sur internet-signalement.gouv.fr. Ce n'est pas un service d'urgence : en cas de danger, appelez le 17.
Escroquerie ou chantage pour de l'argent : Info Escroqueries au 0 805 805 817, appel gratuit ; plainte en ligne possible sous conditions avec le service THESEE, depuis service-public.gouv.fr.
Besoin d'être écouté et accompagné : le 116 006, numéro d'aide aux victimes, gratuit, 7 jours sur 7, aussi joignable par courriel à victimes@116006.fr.
Porter plainte : au commissariat ou à la gendarmerie de votre choix, qui doit enregistrer votre plainte, ou par courrier au procureur de la République du tribunal judiciaire.
Hors de France : adressez-vous à la police et aux services d'aide aux victimes de votre pays ; le 112 fonctionne dans toute l'Union européenne.
Ce qu'il fait : une personne lit chaque signalement, en commençant par les contenus manifestement illicites. Le filtre automatique peut bloquer un message, jamais sanctionner un compte : un avertissement, une limite d'envoi, une exclusion ou un blocage d'adresse IP est toujours décidé par un humain. La personne signalée ne reçoit aucun avis de signalement.
Ce qu'il ne peut pas faire : empêcher une capture ou un enregistrement d'écran, savoir qui se cache derrière un pseudo, ni porter plainte à votre place. Il garde en revanche les éléments techniques joints au signalement, que la justice peut obtenir sur réquisition au cours d'une enquête. D'où l'intérêt de signaler tôt, puis de porter plainte en indiquant le pseudo, la date, l'heure et le nom du site.
Pour compléter un signalement ou contester une décision de modération : contact@libekoo.me, avec la date et le contexte.
Voir aussi : Tous les guides · Chat anonyme : le guide sécurité · Adresse IP et chat vidéo · Règles et sécurité · Contact et signalement · Chat texte 1-à-1
Oui, elle est recevable : en matière pénale, la preuve est libre et le juge apprécie. Mais elle se falsifie facilement, donc sa valeur peut être contestée. Multipliez les captures (écran entier, date, heure, pseudo), tenez un relevé daté et, pour un cas sérieux, faites dresser un constat par un commissaire de justice.
Les deux ne se remplacent pas. Le signalement permet à la plateforme d'agir et de conserver des traces ; la plainte est la seule démarche qui peut mener à des poursuites contre l'auteur. Pour une injure, le délai est de 3 mois ; pour un harcèlement, de 6 ans après le dernier fait.
Le 3018, numéro de l'association e-Enfance, s'adresse aux mineurs et aux jeunes majeurs victimes de violences numériques. Pour une personne majeure, les bonnes portes sont 17Cyber pour s'orienter, le 116 006 pour être écouté et accompagné, et la plainte au commissariat ou à la gendarmerie.
Pas systématiquement. Comme le prévoient les règles du site, les contenus manifestement illicites sont retirés et signalés aux autorités compétentes, et leurs preuves conservées. Pour le reste, c'est votre plainte qui déclenche une enquête ; Libekoo doit alors répondre aux réquisitions de la justice, dans la limite des données qu'il conserve encore.
Sur Libekoo, oui : le bouton « Signaler » fonctionne sans compte, et la personne signalée ne reçoit aucun avis de signalement ; en chat texte, la conversation se termine pour elle comme après un simple « Suivant ». Libekoo garde toutefois des éléments techniques sur l'auteur du signalement, pour éviter les abus. Une plainte, en revanche, se dépose sous votre nom.
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